Ma philosophie des huiles essentielles

Avec le renouveau des huiles essentielles en thérapeutique ces dernières années, la demande est de plus en plus importante. Lorsque j’ai fait mes études de pharmacie, je savais que je faisais cela pour travailler dans « les plantes ». Je ne connaissais pas les huiles essentielles. Nous en parlions très peu dans notre cursus universitaire classique. J’ai donc souhaité me spécialisé de manière fondamentale dans cette matière qui ne cesse d’évoluer puisque chaque jour ou presque une nouvelle huile essentielle est testée et distillée à travers le monde !

Depuis 20 ans, lorsqu’on prononce le nom d’« huile essentielle », cela évoque chez la majorité des gens les odeurs agréables, le bien-être, la détente… L’utilisation des huiles essentielles dans les parfumeries, les industries cosmétiques, les salons d’esthétique, les spa, dans tous les lieux dédiés au bien-être a littéralement explosé. Pourtant lorsque j’évoquais ce que je souhaitais devenir à mes futurs confrères de promo, le mot « aromathérapeute » les faisait rire « mais pourquoi faire pharma pour travailler avec les huiles essentielles ensuite ? » .

Pourtant c’est pour moi indispensable d’avoir un socle pharmaceutique et pharmacologique important pour manier ces bombes aromatiques remplies de molécules si puissantes. Connaître la chimie des médicaments est indispensable pour éviter toute contre indication, mauvaise association qu’elle soit aromatique, allopathique + aromatique, mais aussi pour connaître les synergies possibles. Avoir accès aux innombrables études faites sur les huiles essentielles dans le monde entier est primordial pour délivrer ensuite des enseignements de qualité.

Les huiles essentielles « c’est la mode »…tout le monde en parle, de plus en plus en utilisent, et on en retrouve partout de l’assouplissant pour le linge jusqu’au gels douches des hôtels chics, en passant par des magasins d’ameublement…mais aussi et surtout enfin dans des pharmacies. Comme si notre « civilisation » en mal de bienêtre découvrait ces trésors odorants, alors que depuis l’antiquité et sans doute même avant, elles étaient déjà particulièrement connues, reconnues et utilisées pour le bienêtre mais aussi et surtout pour soigner. Se soigner, soigner les autres, voici bien le rôle du pharmacien et de nos 6 années d’études !

Délivrer un conseil de qualité, et un enseignement de qualité sont mes moteurs tournés vers un seul et même but : le bien être et le confort du malade ou de tout un chacun dans son quotidien en revenant aux choses essentielles, à nos sources… Les pharmaciens au moyen âge ne s’appelaient ‘ils par des « aromatherii » ?

Il est indispensable pour moi, également de respecter l’humain, en pratiquant un commerce équitable avec les pays produisant les huiles essentielles souvent en zones moins riches que les pays consommateurs, en respectant sa nature sans lui imposer de changement de vie négatif ou encore sans le polluer avec des pesticides nocifs pour tous qui se concentrent ensuite dans les huiles essentielles qu’elles soient distillées ou non ;

Se soigner avec des huiles essentielles, c’est prendre autrement soin de soi, de notre planète mais aussi de l’autre… c’est à dire celui qui distille et expresse pour nous les trésors de sa terre !

Il me paraît impossible d’imaginer pouvoir nous soigner en tant qu’occidentaux avec ces merveilles aromatiques qui auraient causé des larmes chez ceux qui nous offrent leurs richesses végétales.