Précaution d’emploi des Huiles Essentielles

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Précaution d’emploi des Huiles Essentielles2017-07-10T10:20:01+00:00

Généralités sur les huiles essentielles

  • Ne jamais injecter d’huile essentielle par voie intramusculaire ou intraveineuse.
  • Attention aux patients ayant un terrain allergique (application cutanée, utilisation par inhalation), procéder à un test simple de tolérance : déposer 2 gouttes d’HE dans le pli du coude, attendre 20min et observer.
  • Les huiles essentielles riches en cétones et lactones sont neurotoxiques. Leur utilisation est contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante et chez le bébé.
  • Ne pas utiliser n’importe comment une huile essentielle que l’on ne connaît pas. Respecter les voies d’administration indiquées.
  • Ne jamais appliquer d’huile essentielle pure sur les yeux , les muqueuses auriculaires, nasales et ano-génitales. Si accidentellement cela se produisait, ne jamais rincer avec de l’eau (les huiles essentielles ne sont pas solubles dans l’eau), mais avec une huile végétale (olive, tournesol….).
  • L’huile essentielle de Menthe poivrée est contre-indiquée chez la femme enceinte, allaitante et chez le nourrisson.
  • Ne pas laisser les flacons à portée des enfants. En cas d’ingestion, contacter le centre anti-poison le plus proche et ne pas faire vomir, sous peine de ré-irriter le tube digestif dans l’autre sens.
  • Si ingestion d’une huile essentielle pure, absorber plusieurs cuillerées d’huile grasse (Ricin, parrafine) et ne pas faire vomir, sous peine de ré-irriter le tube digestif dans l’autre sens.
  • Se laver les mains après toute utilisation d’huile essentielle  avec du savon.

Huiles essentielles dermo-caustiques

Ce sont les phénols, certains esters et aldéhydes aromatiques ou terpéniques peuvent irriter les peaux sensibles.

Ce sont : les Cannelles (rameaux et écorce), la Menthe notamment poivrée, la Girofle, le Thym à thymol, la Sarriette des montagnes,  l’Origan compact, ainsi que la plupart des huiles essentielles de Conifères (sapins, pins, résines distillées comme la térébenthine) . Il est donc nécessaire de les diluer dans des huiles végétales au maximum à 10%.

De l’huile essentielle de Cannelle de Ceylan écorce pure sur la peau peut provoquer une brûlure au 2eme degré.

Huiles essentielles photo-sensibilisantes

Ce sont les essences d’agrumes (zestes de citron, orange amère, Mandarine, Pamplemousse, bergamote – Une célèbre marque cosmétique de produits solaires, il y a une dizaine d’années,  a dû retirer tous ses produits à base d’HE de Bergamote pour de graves problèmes dermatologiques-), d’Ammi visnaga (Khela), d’Angélique (racine) et du Cumin ( graine)) ; on conseillera donc d’éviter leur application avant toute exposition solaire. Il convient d’attendre 3H après application pour toute exposition solaire.

Huiles essentielles allergisantes

Toutes les huiles essentielles sont à utiliser avec précaution chez les sujets allergiques. Il convient d’effectuer le test simple, qui consiste à appliquer dans le pli du coude 2 à 3 gouttes de l’HE à utiliser, et à attendre 20 minutes pour constater d’éventuelles réactions allergiques.

Ce sont : la Cannelle de Ceylan, la Menthe (irritante à proximité des yeux), la Litsée, la Mélisse.

Huiles essentielles hépato-toxiques

Les phénols à haute dose et sur une durée prolongée peuvent altérer les hépatocytes du foie. Le plus toxique étant le Carvacrol. Les pyrannocoumarines (Ammi visnaga) sont aussi hépatotoxiques.

Les doses fortes doivent être utilisées au maximum 10 jours ; pour des traitements plus longs, seules des doses faibles sont à envisager ; il faut d’ailleurs associer des HE  décongestionnantes de la sphère biliaire.

Ce sont (liste non exhaustive) : Le basilic tropical, l’estragon, etc.

Huiles essentielles néphrotoxiques

Liste non exhaustive : Pin des Landes, Genièvre et Santal stimulent beaucoup l’activité des néphrons, ce qui peut provoquer des inflammations rénales ; elles sont à utiliser pour une courte durée.

Huiles essentielles neurotoxiques

Cétones et dans une mesure moindre les lactones, peuvent être très agressives pour les tissus nerveux et ceci, en fonction du type de cétones, la voie d’administration, la dose et la posologie.

Ce sont (liste non exhaustive) : l’Aneth, l’Armoise, le Camphre, l’Hysope, le Persil, le Thuya.

Il y a risque de convulsions épileptiformes pour des doses allant de 35 à 70 gouttes avec l’Armoise, le Persil, l’Hysope et le Thuya.