La Qualité des Huiles essentielles

Dans l’idéal, les produits doivent être plutôt issus de culture biologique (la mention AB, ne concerne que la culture, pas la préparation), surtout pour les zestes d’agrumes qui sont expressés. Dans tous les cas, que l’Huile Essentielle soit alimentaire (AB) ou non, les laboratoires le précisent.

Les seuls labels valables sont ceux délivrés par le Ministère de l’Agriculture.

Le plus connu est AB certifié écocert©, mais il ne concerne que les huiles essentielles que l’on peut ingérer (Citron, Lavande, Menthe….). Les huiles essentielles peuvent être « biologiques » mais non alimentaires. Dans ce cas précis, elles doivent être certifiées écocert© (pour les marques françaises).

Certains laboratoires proposent une qualité « bio » (certifiée écocert© en France) pour toute leur gamme,  d’autres ont des gammes « bio » spécifiques.

Les huiles essentielles « bio » sont certes plus chères, mais on est sûr de ne pas retrouver de produits phytosanitaires dans ces produits utilisés soit dans un but thérapeutique chez les enfants, les femmes enceintes parfois ou les adultes, soit dans un but culinaire, cosmétique ou de bien-être.

Sinon, elles sont issus de culture sauvage provenant des forêts tropicales ou de zones éloignées des zones polluées, ou de cultures traditionnelles contrôlées dans des zones rurales non polluées.

Les fournisseurs doivent pouvoir fournir à leur revendeurs des fiches comportant le mode de culture, l’année d’extraction, et pour chaque lot une chromatographie en phase gazeuse donnant la proportion de ses composants.

En effet il est très facile de produire des huiles essentielles synthétiques ou reconstituées qui imitent assez bien les vraies.

Les plus souvent falsifiées sont : huile essentielle de Rose, Jasmin, Niaouli, Mélisse, Camomille, Cannelle de Ceylan, Sarriette, Cajeput, Aubépine.

Ces huiles frelatées peuvent être tolérées en parfumerie, mais en aucun cas en thérapeutique ; elles n’ont pas les propriétés des huiles essentielles authentiques (on nous dira après que ça ne marche pas !).

Il faut se donner les moyens (dans tous les sens du terme) de se soigner par aromathérapie !

Mode d’obtention des huiles essentielles

Par distillation à la vapeur d’eau

C’est la méthode ancestrale d’extraction des molécules aromatiques, c’est aussi la plus adaptée, surtout pour un usage médical.

On utilise un alambic : sous l’effet du feu, l’eau se vaporise, passe à travers les plantes, se volatilise en entraînant les molécules aromatiques puis se recondense dans le serpentin réfrigérant.

A la sortie de l’alambic un essencier (vase florentin) sépare l’huile essentielle qui flotte à la surface (densité < 1) de l’eau de distillation (hydrolat).

Obtention d

Par expression

C’est la méthode la plus simple mais la plus limitée.

Les « poches à essence » des zestes frais d’agrumes sont brisées mécaniquement pour en recueillir les essences.

Cette méthode n’est possible qu’avec les fruits des rutacées (Citrus).

Le produit obtenu se nomme chimiquement : essence et non huile essentielle car aucune modification chimique liée à des solvants ou à la vapeur n’a eu lieu.

Mais selon la norme AFNOR citée ici, pour simplifier, ces essences seront appelées huiles essentielles.

Réglementation française sur les huiles essentielles

  • Huiles essentielles inscrites sur les listes des substances vénéneuses :
    • Liste I  : Sabine, Rue et Juniperus phoenica
    • Liste II : Chénopode, Moutarde
  • Le décret du 31/07/1959 : réglemente les HE pouvant servir à la préparation de boissons alcooliques (Anis, Badiane, Fenouil, Hysope). Ces HE ne peuvent être délivrées que sur prescription médicale en préparation ou en nature (comptabilité spéciale sur un registre avec acquis à caution).

En effet, à part les huiles essentielles dont la vente est réservée aux pharmaciens pour des raisons de dangerosité, il n’y a aucune restriction de vente des huiles essentielles. Aucune norme ne réglemente les mentions obligatoires situées sur l’étiquette : dénomination, espèce chimique, organe producteur, …