Physiologie liée aux différentes molécules

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Physiologie liée aux différentes molécules

Suite à une utilisation d’huiles essentielles sur notre animal, que se soit par voie orale ou cutanée, nous constatons que les composants de ce produit se retrouvent dans le sang.

les chats et les huiles essentiellesLes dérivés aromatiques sont métabolisés au niveau du foie, véritable usine de dépollution du corps. Au niveau de cet organe, des enzymes vont greffer des molécules de glucose sur les dérivés les plus caustiques (phénol, cétone…), afin d’en augmenter la solubilité dans les fluides organique (urine…) et donc d’en diminuer l’action néfaste. Les animaux ont des Enzymes de “détoxification” (les enzymes de Glucoronoconjugaison précisément), mais en plus petit nombre, voire complètement inexistantes chez le chat.

Les animaux ont donc plus de mal à détoxifier leur organisme et le font à des vitesses beaucoup plus lentes que l’Homme .

Les familles de molécules les plus impliquées dans ces troubles sont donc les Cétones et les Phénol.

molecule cetoneCétone :

Propriété :

  • Mucolytique
  • lipolytique
  • antiparasite ( endo et ecto )
  • cholagogue cholérétique

Indication :

  • Pathologie respiratoire mucoproductive
  • trouble hépatique
  • verminose
  • cicatrisation des plaies

Toxicité :

Cutanée :

  • Le filtre de la peau constitue la meilleure barrière protectrice contre les effets toxiques potentiels des cétones aromatiques.
  • En effet les cétones ont une affinité avec les graisses sous-cutanées et ainsi limitent la toxicité neurologique.

Orale:

  • Les huiles essentielles à cétone contenant de la thujone, de la pinocamphone, pulégone, fenchone et bornéone sont à proscrire complètement d’un usage oral.

Atmosphérique :

  • Les huiles essentielles à cétone ont très peu d’intérêt à être diffusées (à l’exception de l’eucalyptus dives a piperitone). Elles peuvent être irritantes pour les muqueuses.

Principales molécules cétonique :

  • piperitone
  • menthone,
  • verbenone,
  • bornéone,
  • cryptone,
  • pulégone,
  • italdiones.

Principales huiles essentielles riches en cétone :

  • menthe poivrée,
  • romarin à verbenone,
  • romarin à camphre,
  • Helichryse italienne,
  • menthe pouliot,
  • sauge officinale…

 

molecule phenolPhenol :

Propriété principale :

  • Anti-infectieux très large spectre / tonique et stimulant /anti oxydant très puissants
  • Indication : infection (surtout interne) /déficience immunitaire / asthénie/lutte antiradicalaire /désinfection,  aseptie

Toxicité :

Cutanée :

  • Irritante pour la peau, une dilution est obligatoire.
  • 5% de concentration finale en usage cutané est le maximum.

Orale :

  • Toujours faire utiliser avec un vecteur approprié pour éviter l’irritation des muqueuses.

Atmosphérique :

  • Il est déconseillé d’utiliser les huiles phenolées en diffusion par risque d’irritation des muqueuses nasale et pulmonaire.

Principales molécules phénolé :

  • Thymol,
  • carvacrol,
  • eugenol…

Principales huiles essentielles à phenol :

  • Thym a thymol,
  • origan compact,
  • clou de girofle,
  • cannelle de ceylan,
  • thym serpolet…

 

animaux-et-huiles-essentiellesEn conclusion :

Un défaut d’utilisation, en plus de déranger olfactivement vos animaux peut entraîner de gravissimes effets secondaires (salivation, perte de l’équilibre, nécrose hépatique, atteinte du système nerveux, comas, mort…).

L’usage des huiles essentielles n’est donc pas un recours premier en soins naturels .

Pour information, un millitre de gaultherie représente environ 1,4G d’aspirine, une goutte d’huile essentielle peut représenter jusqu’à 70 tasses de tisanes ; par ces faits l’on comprend bien que les huiles essentielles sont des composés HYPER concentrés. Ainsi, il faut les choisir de qualité, de préférence BIO.

Il est donc nécessaire d’en faire une utilisation modérée est toujours sur avis d’un professionnel de santé formé en aromathérapie et en pharmacie vétérinaire.

 

Par |2018-12-10T22:05:04+00:0010 décembre 2018|Vétérinaire|2 Commentaires

2 Comments

  1. Florence DIEMER 16 décembre 2018 à 20 h 27 min - Répondre

    Cet exposé est édifiant, ma conclusion est qu’il faut s’adresser à des professionnels, suivre leurs instructions précises et ne pas jouer à l’apprenti sorcier avec des produits qui nous semblent « anodins » et qui « sentent bons » …. Merci pour ces explications…

  2. René-pierre 18 décembre 2018 à 7 h 19 min - Répondre

    Effectivement Florence, les huiles essentielles sont de véritable concentré d’énergie. Elles peuvent aussi bien oeuvrer pour le bien comme provoquer de réel dégât.
    Thérapie douce en parlant de l aromathérapie est pour moi un non sens, sur certaines huiles essentielles, une goutte équivaut a 70 tasses de tisanes .
    Il faut déjà etre sur d’ utiliser la bonne plante. En effet entre la lavande vrai ( environ 5% de camphre voir moins ) qui peut etre utilisée chez l’ animal et la lavande stoechade (qui presente 80 % de cetone dont 60 de fenchone possedant une haute tocicité ) qui est interdite sur l’animal, il faut etre sur de l’ espece botanique usitée.
    Si on rajoute a cela les subtilités de « chemotype », en prenant le thym qui selon sa zone de culture ou encore sa date de recolte va presenter des compositions chimique totalement différentes, on comprend la nécessité de formation et d accompagnement a l usage des huiles essentielles.

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